homophobie

Ce que vous ignoriez (ou pas) sur le don du sang

Samedi dernier se déroulait la Journée mondiale des donneurs. L'Etablissement français du sang appelait à la générosité et la solidarité du public.

une personne donnant du sang dans un centre de collecte de paris

Le don du sang est gratuit, sur la base du volontariat et anonyme. Seulement, il existe quelque conditions à respecter si on souhaite devenir donneur:

- avoir obligatoirement entre 18 et 70 ans

- peser au moins 50kg

- ne pas se présenter à jeun

logo don du sang

Le potentiel donneur doit aussi remplir un questionnaire qui permettra aux médecins de déterminer s'il est apte ou non à donner son sang. Dans ce même questionnaire, des réponses sont éliminatoires d'emblée. Par exemple la prise de stupéfiants ou encore le fait d'être homosexuel sont des raisons médicales pour refuser à quelqu'un d'être donneur.

La justification que donne les médecins est que les doux et les mi-doux sont exclus de la collecte depuis 1983 en raison du risque de contamination par le virus du sida qui avait, à l'époque, d'abord touché la communauté douce, mais qui aujourd'hui, et ce n'est pas une nouvauté ni un scoop, atteint également les rugueux.

Des hommes politiques ont réagi comme par exemple le socialiste Jean-Luc Romero qui a tweeté: " Les gays toujours interdits de don et il manque des donneurs! " Il a appelé le gouvernement à lever l'interdiction devenue aujourd'hui archaïque.

L'association SOS homophobie a également réagi dans un communiqué : " [...] Ce sont les pratiques à risques quiu doivent exclure du don du sang et non l'orientation sexuelle. L'orientation sexuelle, même bisexuelle ou homosexuelle, n'est pas une conduite à risque ! Pourquoi un homosexuel monogame ayant des rapports protégés serait-il plus susceptible d'avoir le VIH qu'un hétérosexuel infidèle prenant des risques? "

sos homophobie

François Hollande avait promis de mettre fin à l'exclusion des homosexuels du don du sang lors de la campagne présidentielle de 2012. La ministre de la santé Marisol Touraine avait elle aussi pris cette engagement, est-ce qu'après les nombreuses manifestations contre la légalisation du mariage pour tous le gouvernement souhaite reprendre le risque de perdre en popularité au nom de l'égalité ? Verdict avant les prochaines présidentielles de 2017.

D'autres collectes sont organisées tout au long de l'été dans différentes communes de France. Pour plus d'informations rendez-vous sur www.dondusang.net

collecte don du sang

SOS Homophobie a 20ans!

Il y a 20 ans, le 11 avril 1994 naissait SOS homophobie. Fondée par un groupes de militants de la Fraction Armée Rose (FAR), l’idée initiale de l’association etait de créer une ligne d’écoute anonyme. Aujourd’hui, l’association s’est développée mais poursuit le même objectif : soutenir les victimes de LGBT-phobies et prévenir ces violences et discriminations.

 

 L’homophobie, c’est quoi ?

Le terme homophobie est apparu dans les années 1970 et vient d’homo et de phobie, du grec phobos qui signifie crainte. Il désigne les manifestations de mépris, rejet, et haine envers des personnes, des pratiques ou représentations homosexuelles ou supposées l’être.

On désigne donc comme homophobe toute organisation ou individu rejetant l’homosexualité et les homosexuel(les)s, et ne leur reconnaissant pas les mêmes droits qu’aux hétérosexuel(le)s.  C’est avant tout un rejet de la différence (comme la xénophobie, le racisme, le sexisme, les discriminations sociales...)

Cette homophobie s’exprime par des violences physiques allant de la bousculade, passage à tabac, jusqu’au viol / meurtre. D’une façon plus quotidienne, elle se manifeste dans le travail, le cercle amical/familial, les écoles (entre autres)  et s’exprime par des réactions de rejet, d’exclusion, d’insultes, d’harcèlement ou de discriminations à l’égard des personnes homosexuelles.

«L’homosexualité est plus acceptée aujourd’hui, mais l’homophobie est toujours présente et encore très violente », l’association SOS homophobie est donc un soutien important pour les personnes vitimes d’homophobie ou pour sensibiliser les individus.

SOS Homophobie : l’association

SOS homophobie est une association loi 1901 de lutte contre les discriminations et les agressions à caractère homophobe et transphobe. Pour cette association, la lutte contre l’homophobie passe par la mise en place de campagne de prévention afin d’expliquer la diversité, rassurer, sensibiliser à l’acceptation des orientations sexuelles et identité de genre. Les bénévoles se déplacent donc régulièrement dans les milieux scolaires et entreprises pour mener ces actions.

Vous pouvez retrouver l’association dans de nombreux évènements tels que la Journée internationale contre l’homophobie, les Gay Prides, le Printemps des Associations LGBT à Paris ou encore au premier Salon LGBT de Lille !

SOS Homophobie : les services

SOS homophobie assure un service d'écoute et de soutien anonyme pour les personnes victimes ou témoins d'actes ou de discriminations homophobes. Ces échanges permettent aux appelant de trouver un lieu de soutien et d’écoute et de sortir de l'isolement. En outre, les bénévoles peuvent aider à agir en renvoyant vers des services plus spécialisés (avocat par exemple). SOS homophobie peut accompagner des victimes dans leurs affaires quotidiennes et peut se porter partie civile auprès de victimes d’actes homophobes.

Cette ligne d’écoute 0810.108.135 ou 01.48.06.42.41 est ouverte toute l’année (sauf jours fériés) et tous les bénévoles sont formés aux techniques d'écoute et munis de notions et de documentation juridiques. Ils disposent donc d’un réel savoir-faire et d’une expertise sur le domaine de l’homophobie.

Sur le site internet de l’association vous pouvez poster votre témoignage, traité par des bénévoles qui vous aideront à répondre à vos questions. Les mails ne permettent pas un véritable échange, la ligne d’écoute est donc préférable pour instaurer un réel dialogue entre les deux parties.


 

SOS homophobie conduit également des actions de prévention de l’homophobie et de la transphobie avec la Commission Intervention en Milieu Scolaire afin de déconstruire des stéréotypes et des idées reçues qui provoquent des comportements homophobes dès l’enfance. D’autres commissions (pour adultes, lesbophobie, adolescence et homophobie) œuvrent également pour lutter contre les discriminations dans les pratiques professionnelles Elles créent des supports d’information et de communication de par des débats, des manifestations, des tracts… Comme dirait une citation « On a peur de ce que l’on ne connait pas » d’où le besoin d’information !

L’association dénonce et condamne régulièrement les dérapages politiques. Dernièrement, les propos de Christine Boutin dans une interview où la fondatrice du Parti chrétien-démocrate a affirmé: «L’homosexualité est une abomination.»

Même après 20 ans, les propos homophobes sont toujours là, il est donc important de continuer les missions de soutien et de renseigner la population. A ce sujet, le président de SOS Homophobie Yoann Roszéwitch déclarait : « Riches de 20 ans de lutte et d’engagement, nous poursuivrons nos missions de soutien aux victimes et de prévention de la lesbophobie, de la gayphobie, de la biphobie et de la transphobie. Nous militerons activement en faveur de l’égalité des droits, notamment pour que la PMA soit accessible à toutes les femmes, que le don du sang soit ouvert aux gays et aux bisexuels, et que les droits des trans soient pleinement reconnus. »

Alors vous aussi, engagez-vous dans l’association ou faites un don ! On a besoin de vous ! Sourire 

Les évènements à venir :

  • 5 au 12 Avril : Exposition de planches titrées du Projet 17 mai à Angouleme.
  • 26 Avril : Nuit des Crazyvores à Paris au Bataclan.
  • 17 Mai : Publication du 2eme tome du Projet 17 mai (Bande dessinée autour de l’homophobie, la biphobie et la transphobie.
  • Rentrée 2014 : Intervention en milieu scolaire.

 

Exclue de l'école par son look

Aujourd'hui,  j'ai décidé d'évoquer avec vous un article sur une actualité teinté de douceur concernant la mise en garde d'une fillette de son école à cause de son look.


 

Les faits

Sunnie Kahle, une jeune élève de l'école chrétienne de Timberlake, en Virginie a reçue une lettre d'avertissement de son école pour « manque de féminité ». La jeune fille de 8ans qui portait des tenues sportives et les cheveux courts, son look jugé trop masculin a alerté l’équipe pédagogique car selon l'école, elle ne correspondait pas à l'identité que Dieu lui a donné.

L'école religieuse a détaillé ces propos dans une lettre en explicitant que si la petite fille ne se conforme pas aux «standards bibliques» de l'école, elle serait renvoyée de l'école dès l'automne prochain. «Nous pensons que Sunnie et sa famille doivent comprendre que Dieu l’a faite en tant que femme, ses vêtements et son comportement doivent correspondre à l’identité que Dieu lui a donné. Dans le cas contraire, notre école n’est pas le bon endroit pour sa future éducation». Son apparence a été jugée incompatible avec les valeurs enseignées au sein de la Timberlake Christian School.

La famille Thompson n'ayant pas souhaité soumettre Sunnie aux règles vestimentaires imposées par l'école, Sunnie a été scolarisée au sein d'une école publique. La chaîne américaine ABC a interviewé Doris Thompson, la grand-mère de Sunnie dans laquelle elle racontait que sa petite-fille est très affectée par l'exclusion « Elle pleure tous les matins en prenant le bus, elle pleure quand elle rentre à la maison, car elle veut retrouver ses amies d'école »

 

Le débat


Faut il empecher une petite fille de s'épanouir au sein de son école et lors de sa formation sous prétexte qu'elle ne correspond pas à ce que souhaite inculquer l'ecole ? Un look dit "garcon manqué" doit il empecher la scolarisation d'un enfant ?Je ne pense pas..

Un représentant de l’école déclarait que les problèmes avec la petite fille vont bien au-delà de sa longueur des cheveux et que d’autres problèmes perturbait l’environnement de la classe. Pourtant la jeune élève est réputée bonne élève et semblait investie au sein de sa classe. Ses propos semblent cependant davantage une défense de l'école contre les attaques qu'elle pourrait subir suite à cette exclusion.

Pourtant selon la principale de l'ecole, les autres élèves auraient été troublés de ne pas pouvoir identifier Sunnie comme un garçon ou comme une fille. On retrouvait ainsi dans la lettre «Vous êtes probablement au courant que la Timberlake Christian School est une institution religieuse, respectueuse de la Bible, procurant une éducation dans un environnement incontestablement chrétien». Elle assure dans sa lettre que le comportement de Sunnie va à l’encontre des principes de l’établissement et rappelle ainsi que l’école peut refuser d’inscrire l’enfant en cas de «tolérance de comportements sexuels immoraux, d’un style de vie homosexuel, ou d’identité de genre alternative». La lettre mentionne même les passages de la Bible censés justifier ces différentes condamnations.

Ces déclarations n'ont pas laissé la grand mère de Sunnie sans répartie puisqu'elle déclarait «Clamer que nous acceptons l’immoralité sexuelle dans notre maison, c’est un non-sens. Nous sommes chrétiens, nous connaissons la Bible, Sunnie aussi, elle a accepté le Christ. Si mon enfant en grandissant est homosexuel ou transgenre, j’aimerai cet enfant tout autant.» MERCI !

Comment peut on discrimer un enfant de 8 ans sous prétexte qu'elle préfère porte un pantalon et des basket plutot qu'une robe et un noeud dans ses cheveux ? Comment peut on demander à un enfant à changer ses gouts vestimentaires et son comportement sous prétexte de coller aux désirs de l'école ? Le but d'une école n'est il pas justement de permettre à un enfant de s'épanouir, d'apprendre et de grandir.. Apparamment cela doit se faire sous les voeux de la religion...