coming-out

Dans la vie d'un hétéro... Ou pas !

Et si les hétéros devaient faire leur coming-out ? Et si l’homosexualité était la norme de la société ? Et si on mettait des hétéros dans des situations auxquelles sont habitué(e)s les LGBT ?

C’est ce qu’on a voulu vous faire découvrir avec ce nouvel article et quelques vidéos à la fois drôles mais aussi pleines de vérité !

Il y a quelques mois une vidéo amateur était sortie et nous laissez découvrir « l’hétero pride ». Vous connaissiez la gay pride, et bien l’hétéro pride, c’est la vie de tous les jours ! C’est ce que démontrait avec sarcasme, un youtubeur David dans sa vidéo destinée aux personnes qui souhaitaient la mise en place d’une marche des fiertés hétérosexuelle.

 

Dans une nouvelle vidéo sortie il y a quelques jours, c’est au tour des hétéros de faire leur coming-out auprès de leurs parents, amis et collègues. On retrouve des situations qu’on forcément connues à un moment ou un autre les personnes LGBT. Des mini scénettes sont réalisées autour de diverses situations : les amis qui veulent te caser, la période de phase évoquée lors de ton coming-out, le style LGBT et surtout le sentiment de compréhension de la part de ceux qui nous ressemblent.

« Je suis hétéro, je suis née comme ça. Il n’y a rien de bizarre avec moi et j’accepte ça. »

Un court métrage réalisé en 2007 par Anne Renton inverse les choses. Dans ce nouvel univers, tout le monde est gay, sauf les deux héros. Elle expose de façon ludique différente situations auxquelles sont exposés les personnes LGBT : la différence, les avis politiques et religieux face à l’homosexualité, le sentiment de minorité, les stéréotypes, les rencontres et d’autres situations vues sous l’angle de l’hétérosexualité. Un joli documentaire avec une seule morale : « Love is Love » !

En bonus, on retrouve Jane Lynch alias Sue Sylvester dans la série Glee ou l'avocate dans The L word !

Jeu en ligne : Simulateur de Coming out !

Le titre de cet article vous intrigue? Découvrez le principe du jeu en ligne qui simule votre coming out !

Le principe

Vous souhaitez revivre ou vivre un premier coming out fictif ? Découvrez le simulateur créée par le programmateur canadien Nicky Case. Lancez-vous dans l’aventure à la découverte de votre personnalité ! Ce jeu vous met dans la peau de Nicky Case plus jeune lorsque celui-ci est pressé par son petit ami de l’époque, Jack, de révéler son orientation sexuelle à ses parents, quelque peu hostiles sur cette question.

Au début, c’est sur un ton détaché et léger, qu’on retrouve le personnage représentant Nicky Case dans un café exposant dans un dialogue interactif les règles de ce « jeu » inédit. Après c’est à vous de jouer et de répondre aux dialogues et aux interactions avec les autres personnages : Jack, sa mère et son père. Mais attention, chacune de vos réponses a des conséquences sur les interactions, les questions et les dialogues suivants. A vous de vivre un  nouveau coming out à chaque partie.

C’est un jeu à la fois ludique, authentique et impliquant dans lequel on cherche à éviter la tension « entre le fait de vouloir dire la vérité et le fait de mentir pour se protéger » qu’a ressenti le créateur lors de son réel coming out, comme il le confie sur son blog. Car en effet, la structure du jeu et les dialogues mettent en avant une expérience basée sur des faits plus ou moins réels.

Ce jeu pose des questions personnelles à savoir quand faire son coming out ? Le faire pour soi ou quelqu’un d’autre ? A quel moment ? Pourquoi ? On s’interroge sur les raisons et les comportements et dialogues que l’on peut adopter ou non lors de ce grand moment dans la vie d’une personne douce. Que l’on ait réalisé ou non un coming out, ce jeu est à découvrir !

Le point positif : C’est un jeu en temps réel qui renvoie une réalité bien ancrée dans certaines famille et que certaines personnes ont pu vivre et ce quelle que soit vos choix de réponses et la finalité de votre partie. L’expérience du jeu reflète quelque chose de réel, de vrai.

Le point négatif : Le jeu est en anglais, et même si les dialogues sont plutôt simples à comprendre, une version française serait un plus. Tout comme une version féminine !

 

Alors pour vous, quelle sera l’issue de ce jeu ?


Adèle Haenel est DOUCE !

Bonjour,

Je l’ai appris hier lorsque je regardais l’actu yahoo, l’actrice française Adèle Haenel est douce !

 

En effet, la jeune actrice de vingt cinq ans a bien révélée être douce et ce, lors de la cérémonie des Césars 2014, lorsqu’elle est venue récupérer son César (pour la meilleure actrice dans un second rôle pour le film Suzanne). Elle a déclaré Je t’aime Céline, qui faisait référence à sa petite amie. Contrairement au coming out d'Ellen Page, le sien ne semble pas avoir fait grand bruit, ce qui semble être au gout de l'actrice qui refuse de s'étaler sur sa vie privée "Ce qui est drôle, c'est qu'après la cérémonie des César, c'est comme si personne n'avait entendu. Je me suis dit tant mieux, j'ai pas envie d'en parler... " Mais nous, nous avons retenue, alors bienvenue chez les douces, Adèle !

Adèle Haenel est née en France le 1er janvier 1989 (Bonne année hihihihi :3). Elle grandit à Montreuil Sous Bois. Elle prend des cours de théâtre, elle décroche son premier rôle à l’âge de 13 ans dans Les Diables de Christophe Ruggia. En 2011, elle sort pas moins de 4 films dont le film césarisé L’Apollonide : Souvenirs de maison close Bertrand Bonello & Après le Sud de Jean-Jacques Jauffret (qui a été un de mes professeurs cette année, oui je voulais le préciser :3). Elle tourne successivement plusieurs films en 2012 & en 2013 dont le film Suzanne par lequel elle a reçu son César.  Vie privée, Adèle est très discrète, néanmoins tout ce qu’on sait c’est qu’elle a une petite amie nommée Céline.

 

Dans pas moins de deux semaines, Adèle sort un nouveau film avec entre autres Guillaume Canet & Catherine Deneuve : l’Homme qu’on aimait trop, réalisé par André Téchiné. Le film traite de l’affaire Le Roux dans les années 70.

Voici le synopsis : 1976. Après l’échec de son mariage, Agnès Le Roux rentre d’Afrique et retrouve sa mère, Renée, propriétaire du casino Le Palais de la Méditerranée à Nice. La jeune femme tombe amoureuse de l’homme de confiance de Renée, Maurice Agnelet, un avocat de dix ans son aîné. Maurice a d’autres liaisons. Agnès l’aime à la folie. Actionnaire du Palais de la Méditerranée, Agnès veut vendre sa part de l’héritage familial pour voler de ses propres ailes. Une partie truquée siphonne les caisses de la salle de jeux. On menace Renée. Derrière ces manœuvres guerrières plane l’ombre de la mafia et de Fratoni le patron du casino concurrent qui veut prendre le contrôle du Palais de la Méditerranée. Tombé en disgrâce auprès de Renée, Maurice met en relation Agnès avec Fratoni qui lui offre trois millions de francs pour qu’elle vote contre sa mère. Agnès accepte le marché. Renée perd le contrôle du casino. Agnès supporte mal sa propre trahison. Maurice s’éloigne. Après une tentative de suicide, la jeune femme disparaît à la Toussaint 1977. On ne retrouvera jamais son corps. Trente ans après, Maurice Agnelet demeure l’éternel suspect de ce crime sans preuve ni cadavre. Convaincue de sa culpabilité, Renée se bat pour qu’il soit condamné…

 

Retrouvez la bande-annonce de L’Homme qu’on aimait trop :

Gérard Louvin est DOUX !

Bonsoir,

Il y a quelques jours, un chroniqueur du PAF a fait savoir sa douceur à la télévision. Il s’agit de Gérard Louvin dans l’émission quotidienne, Touche Pas à mon Poste sur D8.

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« Cela fait 42 ans que je suis avec le même ! »

 

Voilà, les mots exacts de Louvin cette semaine dans l’émission, Touche Pas à mon Poste lors d’un Questions/Réponses avec l’actrice Alice Isaaz (que vous pouvez retrouver au cinéma dans La crème de la crème, d’ailleurs).


Joint au téléphone, il y a trois jours, l'ancien directeur de la Star Academy (saison 4) a précisé que ça faisait 42 ans qu’il était gay, et a même demandé qui n’était pas au courant ?!

Visiblement, personne, vu l’ampleur médiatique autour de la nouvelle.

Voilà voilà, Le Monde est DOUX accueille avec réjouissance Gérard Louvin.

Vous pouvez retrouver Touche Pas à mon Poste du lundi au vendredi à 18h30 sur D8.

 Vous pouvez retrouver la séquence vidéo, en dessous : 

Source : ici.

Ellen Page révèle son homosexualité

Une nouvelle a fait le buzz ce weekend sur la toile et les réactions ont fusé. En effet, la jolie Ellen Page a fait son coming out lors d’une soirée caritative organisée par Human Rights Compaign (association qui défend les droits des homosexuels), vendredi soir.

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C’est dans un discours poignant et touchant que la jeune actrice décide de tout révéler.

J’en ai marre de me cacher et j’en ai marre de mentir par omission, explique-t-elle dans son discours. Elle continue en précisant qu’elle devait le faire car c’était une obligation personnelle et une responsabilité sociale.

De plus en plus de célébrités font leur coming-out. C’est courageux de leur part de montrer qu’ils assument et qu’ils n’ont pas peur de le montrer. En 2014, chacun devrait dire ce qu’il pense sans avoir peur de ce que les autres pensent. C’est un acte de courage qu’a fait preuve Ellen Page. Malheureusement, il y a toujours des gens qui réagissent très mal vis-à-vis de cela. Comme on a pu le lire hier sur la page facebook de LeMonde.fr, des commentaires haineux par rapport à l’annonce de l’héroïne de Juno. Ces commentaires ont été supprimés par l’administration de cette page facebook. De nombreux commentaires de soutien ont été envoyés toujours sur la page de LeMonde.fr dont celui-ci qui résume très bien ce que tout le monde devrait penser : 

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Ellen Page a tourné dans plusieurs longs-métrages notamment Juno (2008), le film qui l’a fait connaître de tous, Inception (2010) avec Leonardo DiCaprio ou encore dans To Rome With Love de Woody Allen en 2012. Nous la retrouvons sur les grands écrans le 21 mai 2014, précisément, avec la suite de la saga X-Men, Days of future past.

Vous pouvez retrouver le discours d’Ellen Page, ci-dessous : 

Voici la traduction intégrale :

« Bonjour ! Wow. Merci.
Merci Chad, merci pour ces mots gentils et pour le travail encore meilleur que vous faites avec la fondation Human Rights Campaign chaque jour — tout particulièrement au nom des jeunes lesbiennes, gays, bisexuel-les et personnes transgenres ici et à travers les États-Unis d’Amérique.

C’est un honneur d’être ici et d’inaugurer la conférence Time To Thrive. C’est un peu étrange aussi. Parce que me voilà, dans cet endroit, à cause d’une asso dont j’admire profondément le travail. Et je suis entourée par des gens qui consacrent leur vie à rendre celle des autres meilleure — profondément meilleure. Certains d’entre vous enseignent à des jeunes – des gens comme moi. Certains aident les jeunes à se soigner et à trouver leur voie. Certains écoutent. Certains passent à l’action. Certains sont eux-mêmes ces jeunes gens… et dans ce cas, c’est encore plus étrange pour quelqu’un comme moi de prendre la parole devant vous.

C’est étrange parce que me voilà, en tant qu’actrice, représentant — au moins d’une certaine façon — cette industrie qui nous écrase tous de ses standards. Pas juste les jeunes, mais tout le monde. Des standards de beauté, de vie réussie, de succès. Des standards qui, je déteste l’admettre, m’ont affectée. Vous avez des idées plantées dans la tête, des pensées que vous n’aviez jamais eues auparavant, qui vous disent comment agir, comment vous habiller et qui vous devez être. J’ai essayé de les repousser, d’être authentique, de suivre mon coeur, mais ça peut être difficile.

C’est pourquoi je suis là. Dans cet endroit, on peut tous faire beaucoup plus ensemble qu’individuellement. Et j’espère que cette pensée vous remontera le moral autant qu’à moi. J’espère que les ateliers auxquels vous assisterez dans les jours à venir vous rendront plus forts. Parce que j’imagine qu’il y a des jours — des jours où vous avez travaillé dur sans que votre boss n’y prête attention, juste pour aider un môme dont vous êtes convaincu-e qu’il peut s’en sortir. Des jours où vous vous sentez complètement seuls. Minés. Ou sans espoir.

Je sais qu’il y a des gens dans cette pièce qui vont à l’école tous les jours et qui se font traiter comme de la merde pour aucune raison. Ou vous rentrez à la maison et vous vous dites que vous ne pouvez pas dire à vos parents toute la vérité à votre propos. Au-delà de vous coller telle ou telle étiquette, vous vous inquiétez pour le futur. À propos de l’université, du travail ou même pour votre propre sécurité. Tenter de créer une image mentale de votre vie – de ce qui va bien pouvoir vous arriver – ça vous brise un peu plus chaque jour. C’est toxique, douloureux, et profondément injuste.

Parfois, ce sont les petites choses insignifiantes qui peuvent vous abattre. J’essaie de ne pas lire la presse people en règle générale, mais l’autre jour, un site a publié une photo de moi allant à la salle de gym en jogging. L’auteur demandait « pourquoi cette petite beauté persiste à s’habiller comme un gros mec ? »

*pause*  Parce que j’aime être à l’aise. Il y a des stéréotypes envahissants sur la masculinité et la féminité qui définissent la façon dont nous sommes tous censés agir, nous habiller et parler. Ils ne sont à l’avantage de personne. Quiconque défie ces prétendues “normes” doit supporter les commentaires et un examen minutieux. La communauté LGBT connaît tout ça trop bien.

Malgré tout, il y a du courage autour de nous. Le héros du football, Michael Sam. L’actrice Laverne Cox. Les musiciennes Tegan et Sara Quinn. La famille qui soutient sa fille ou son fils qui vient de faire son coming-out. Et il y a du courage dans cette pièce. Vous en faites tous preuve.

Être dans cette pièce avec vous m’inspire parce que chacun d’entre vous est là pour la même raison. Vous êtes ici parce que votre motivation principale repose sur la conviction que ce monde serait bien meilleur si nous faisions tous un effort pour être un peu moins horribles les uns envers les autres. Si nous prenions juste cinq minutes pour reconnaître la beauté de uns et des autres, au lieu de s’attaquer pour nos différences. Ce n’est pas difficile. C’est même plus simple, et une meilleure façon de vivre. Et en définitive, ça sauve des vies.

Mais en réalité, ce n’est pas simple du tout. C’est peut-être la chose la plus difficile, parce qu’aimer les autres commence par s’aimer et s’accepter soi-même. Je sais que beaucoup d’entre vous ont eu des difficultés avec ça. Votre force et votre soutien m’ont inspirée, à un point que vous n’imaginez pas.

Je suis ici aujourd’hui parce que je suis gay. Et parce que… peut-être que je peux changer les choses. Pour aider les autres à vivre une vie plus simple et avec plus d’espoir. Aussi parce que je sens que j’ai une obligation personnelle et une responsabilité sociale. Je le fais aussi égoïstement, parce que je suis fatiguée de me cacher et fatiguée de mentir par omission. J’ai souffert pendant des années parce que j’avais peur d’être « découverte ». Mon esprit en a souffert, ma santé mentale en a souffert et mes relations en ont souffert. Et je me tiens ici aujourd’hui, avec vous toutes et vous tous, de l’autre côté de la barrière de cette douleur. Je suis jeune, oui, mais j’ai appris que l’amour, sa beauté, sa joie et même sa douleur, est le plus incroyable cadeau qu’un être humain puisse donner et recevoir.

Et que nous méritons tous de le vivre pleinement, à égalité, sans honte ni compromis. Il y a trop d’enfants qui souffrent de brimades, d’être rejetés ou simplement maltraités pour ce qu’ils sont. Trop d’exclus. Trop d’abus. Trop de gens sans foyers. Trop de suicides. Vous pouvez changer tout ça et vous êtes en train de le changer.
Mais vous n’avez jamais eu besoin de moi pour vous le dire. Donc c’était un petit peu bizarre. La seule chose que je peux vraiment déclarer, c’est ce vers quoi m’amène ce que je dit depuis cinq minutes. Merci. Merci de m’inspirer. Merci de me donner de l’espoir et s’il-vous-plaît, continuez à changer le monde pour des gens comme moi.

Joyeuse Saint Valentin. Je vous aime. »